Etudes

La Notion de propriété chez l’individu – Une idée reçue, un concept faux [Partie 2/3]

Une idée reçue qui rend captif des haines, des jalousies, de l'individualisme

Beaucoup n'ont de la notion de propriété qu'une idée reçue. En s'identifiant aux éléments de l'univers, ils s'imaginent ainsi les "posséder". Alors qu'en réalité, ils développent inconsciemment une relation extrêmement ésotérique qui leur échappe totalement. Non seulement les rend incapables d'identifier les ressources essentielles à leur construction identitaire, mais les enferme dans une fausse notion de propriété. Cette fausse notion de propriété les rend captifs des haines, de jalousies, de l'individualisme, et des choses semblables.

Beaucoup ont pour ressources que des idées reçues

Cet article, deuxième d'une série sur la « notion de propriété », propose une restitution de l'émission diffusée en direct du 15 novembre 2017 sur  RadioEducation, et dont voici l'enregistrement complet, également téléchargeable :

Des ressources essentielles pourtant non identifiées

11'24 - Ce que nous sommes, utilise normalement une somme de ressources :

  • certaines que nous (en tant que compréhension) identifions clairement, voire même mécaniquement, comme un programme; quand on dit par exemple "mon" téléphone, ou "ma" voiture, c'est une ressource qu'on identifie;
  • et d’autres, que la compréhension que nous sommes, ne reconnaît simplement pas comme telles, et donc n'identifie pas.

En effet, il y a des ressources non identifiées auxquelles vous faites face quotidiennement, telles que les situations, les événements, qui représentent exactement les mêmes énergies. Mais simplement comme elles prennent d’autres formes, les limites de la compréhension ne les reconnaît pas comme ressources.

Pourquoi ne s’approprie-t-on pas «les difficultés» alors que tous ces événements sont utiles à notre construction identitaire ?

Par exemple, pourquoi n'entend-on pas dire « "mes" difficultés », comme quand on dit « "mon" téléphone » ou « "ma" voiture », pour signifier un "droit d'en jouir et de disposer de la manière la plus absolue” reconnu notamment par le Code Civil ? Ce qui veut donc dire, si vous me permettez l'expression, que la notion de propriété est un concept extrêmement ésotérique, dont beaucoup n'ont qu'une idée reçue.

La notion de propriété, un concept ésotérique à contour variable

C'est pour cette raison qu'un individu tiré de cet univers, donc produit de la société, sera porteur d'une notion de propriété d'autant plus large que le niveau de compréhension, ou de conscience, qu'il représente sera avancé. À un niveau de compréhension embryonnaire, il a de la notion de propriété une idée reçue, limitée, et totalement obsolète.

A un niveau de compréhension avancé, l'individu aura une notion de propriété qui franchit les frontières et englobe tout l’espace universel

Donc, même en tant que conscience tirée de cet univers, un individu représentant un niveau de compréhension très avancé a une autre notion de propriété, très ouverte. Il dira par exemple que "l’Afrique n’appartient pas aux Africains", ou que "l’Europe n’appartient pas aux Européens". Il considère l'ensemble comme des moyens à utiliser pour atteindre ce qu'il se définit comme but (même si ce but, vu du regard du Créateur, n'est qu'un mythe).

Et pour un tel individu, représentant un niveau de compréhension avancée, c'est celui qui est le propriétaire de ces moyens, c'est-à-dire la conscience qui s'exprime à travers ces formes, qu’il va appeler “Dieu”

Beaucoup n'ont de la notion de propriété qu'une idée reçue

Si vous posez à quelqu'un la question:
- Comment t’appelles-tu ?
- Il dira par exemple: "je m’appelle un tel".
Mais si vous lui demandez alors :
- D'où tiens-tu que tu t’appelles ainsi ?
- Il dira: "mes parents me l'ont dit".
Cependant, au delà des parents, c'est la société !

Quand nous naissons, nos parents nous attribuent un nom. Ensuite ce nom sera enregistré à l'état civil. Ce nom devient l'étendard de notre identité. Ainsi nous sommes simplement la suite d'une idée reçue, dans la répétition de ce que les parents ou la société, nous ont dit.

La société nous ayant attribué ce nom, nous dira à un moment donné par exemple:
«"tu" es avocat », «"tu" es balayeur de rue ».
À la question: "Qu’es-tu ?", nous dirons: «"je" suis "un tel, avocat"», faisant référence au statut attribué par cette même société.

Or remarquez le bien :
c'est la société qui construit l'individu dans un niveau d'information à travers l'école. Elle lui octroie de son gré un titre qui devient pour lui un attribut identitaire.

Ainsi, lorsqu'il est dit par exemple, "un tel a le doctorat", c'est la société qui le décrète ! Et d'ailleurs, ce "décret" n'est pas irrévocable, vous voyez bien! Cet individu répétera dorénavant à volonté "mon" doctorat. Mais est-ce "son" doctorat ? C'est la propriété de la société. L'individu est la propriété de l'État !

Lorsque la notion de propriété est fausse, elle enferme les individus dans les haines, les jalousies, l'individualisme.

Les individus déclarent sien ce qui ne l’est pas

S'ils avaient une large vision des choses, cela les affranchirait de la jalousie, des haines, de l’individualisme, puisqu'en réalité tous forment un ensemble.

Par exemple, lorsque vous utilisez la route, dont on dit très souvent que c'est la propriété publique, vous ne pouvez pas être jaloux de quelqu'un d’autre qui l’utilise, parce que vous comprenez que c'est un outil utilisé par tous.

En quoi cela change-t-il lorsque il s’agit du téléphone ? En ce que, pour vous, le téléphone c'est un élément autre que la route.

Mais pourtant, si vous allez derrière vous comprenez que c'est la même énergie, donc c'est une ressource.

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